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Hawaii 2007 - Patrick Montjallard finisher

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Patrick Montjallard à Hawaï

Patrick FINISHER à KONA, HAWAII

retour sur un aventure

HAWAÏ 2007 PAR PATRICK

« Cette fois c'est fait Me voila de retour depuis hier vendredi soir après un périple de 40 h avion (escales comprises) et TGV (grève oblige l'enfer entre gare CDG et gare de LYON avec 7 bagages à 3 + le vélo dans sa housse). Rien ne m'a été épargne ; Je suis arrive plus crevé du voyage que de l'Iron.

Ceci dit la course a été fantastique ce qui m'a fait me surpasser pour la finir car sur le marathon c'était très dur. Beaucoup d'abandon mais il était hors de question pour moi d'abandonner.

1/ SWIM. La natation a été longue : 1h 23 a ma montre sortie de l'eau assez dur car pas de combi et un courrant contraire sur le retour, mais
un régal car on a l'impression de nager dans un aquarium avec des poissons de toutes les couleurs.

*Transition assez longue car besoin de récup et parc a faire a 2 reprises.

2/ BIKE. Le vélo à été plutôt bien jusqu'à la partie très ventée et en faux plat montant vers le Km 80 ou il était dur de passer les 20km/h (voir 15 à certains passages).

Ensuite au km 95 on revient avec vent ¾ dos et plat descendants, mais impossible de récupérer du temps car très dangereux nombreuses chutes dues au vent. Les 60 derniers km très usants sont comme à l'aller de longues lignes droites (3 à 4 km par moment) en plat montant ou descendants avec vent 3/4 faces.

*Transition plus courte mais encore longue car on essaie de récupérer.

3/ RUN. La course a pieds. Départ pour le marathon après près de 7h45 d'épreuve.

Maintenant il fallait gérer surtout dans la tête finir et rien d'autre ( Marc me l'avait assez rabacher durant la préparation). Je pense avoir tenu compte de ce qu'il m'a rabaché concernant le vélo ne pas trop se donner pour finir le marathon. Mais voila un marathon reste toujours un marathon et sous plus de 30° cela devient compliqué.

Alors départ très prudent plusieurs athlètes me doublent mais je reste concentré et au bout de quelques km je commence à en doubler à mon tour mais je reste prudent car je sens que cela devient très dur.

A partir du km 15 (il en reste 27) je suis obliger de m'arrêter à tous les ravitos
(tous les 2km environs) pour boire et manger. Les interminables lignes droites montantes qui vont sur Energy Lab sont épuisantes mais km 25 je savais que j'allais finir. Du positif dans la tête malgré les souffrances. Et toujours sur le parcours des centaines et des centaines de personnes mordus de sport qui t'encouragent.

Voila le km 30 est passé on est sur le retour.

Km 35 la nuit vient de tomber ce qui ajoute un coté aventure a l'épreuve. On devine au loin les éclairages de chaque ravito.

km 39 on me crie GO GO two miles now Mon anglais à ce moment la était loin d'être parfait mais encore assez de lucidité pour comprendre. Je voulais finir et j'ai tout donné sur ces derniers km me permettant même le luxe de doubler une dizaine de concurrents. Je vois la dernière ligne droite je suis au bout je leve les
bras :

12h40 Je suis un IRONMAN
. Et un jour vous le serez aussi... »

Athlete age swim bike run total
Montjallard, Patrick 57 01:24:12 06:21:48 04:42:22 12:40:10

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La veille de la course  
« Tout est top trop beau trop fort . Entrainement natation tous les matins avec tout le top . Jaja de la partie avec Xavier Lefloc . Reconnaissance de la moitie du parcours vélo mardi ( la moitie 90 km ) et du parcours course a pied mercredi ( l/'4 : 10 km ) sous un soleil de plomb . Le rêve est devenu réalité et je vous la souhaite a tous un jour a venir .
Kona ne vit que pour cela depuis 15 j . Des athlètes partout ds tous les sens . C'est de la folie . Je déguste tous les instants présent mn par mn . Hawaii est une ile merveilleuse ou les habitants sont tres accueillants et tout pour le sport . La mer est couleur algue poissons , tortue de mer et dauphin nagent avec nous .
By by a tous . Salut a tous les membres du Club je sais que demain matin vous serez avec moi . Lionnel fait de ton mieux pour les articles . Ci joint des photos d'enfert encore mieux que l'imaginable . »

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A Monaco en 2006, Patrick se qualifie pour Hawaï

Interview de Patrick Montjallard : "l'Ironman d'Hawaï, c'est l'épreuve qui fait autant peur que rêver et cela fait plus de vingt ans que ça dure." © Lionel Beccari

Pour les adeptes des sports d'endurance, le triathlon d'Hawaï, avec ses 4,8 kilomètres à la nage, 180 kilomètres en vélo et 42,195 kilomètres (la distance d'un marathon) à pied, représente bien plus qu'une épreuve sportive.

Ceux qui ont eu l'honneur d'y participer parlent d'accomplissement dans une vie et il suffit de voir l'admiration de ceux qui, par milliers au bord de la route, les encouragent durant plus d'une dizaine d'heures pour rapidement se rendre compte qu'avec Hawaï, on est dans le hors norme.

Le triathlète du club d'Avignon Le Pontet, Patrick Montjallard, a décroché sa sélection à Monaco il y a plus d'un an en s'imposant dans sa catégorie d'âge (55-59 ans).

Alors qu'il s'apprête à prendre l'avion pour Hawaï, où il s'élancera le 13 octobre au matin pour le Championnat du Monde Ironman comme seul Vauclusien et plus ancien participant de la délégation française, il nous livre ses impressions.

Patrick, pourquoi l'Ironman d'Hawaï ?

"Au fil des ans, avec l'expérience, je me suis rendu compte que pour moi, le triathlon c'était vraiment la longue distance, c'est-à-dire entre 10 et 18 heures d'effort non stop. Il y a ce dépassement de soi, autant physique que mental, qui y est unique. Hawaï, ça représente le summum du longue distance car c'est là-bas qu'est né le triathlon, que ce sont faites les plus belles légendes du triathlon mondial. C'est l'épreuve qui fait autant peur que rêver et cela fait plus de vingt ans que ça dure.

Comment obtient-on son dossard pour faire partie des 2000 triathlètes qui vont pouvoir toucher cette légende ?

Il y a une quinzaine d'épreuves de sélection à travers le monde : en Corée, aux Etats-Unis, en Australie, en Afrique du Sud, au Brésil, au Japon, en France... Avec chaque fois très peu de place, une seule dans mon cas à Monaco. Il y a deux ans, j'avais fait 2ème et l'an passé ce fut la bonne en m'imposant devant une belle représentativité internationale.

Billet en poche, il s'est écoulé un an depuis. Comment gère-t-on l'attente du rendez-vous ?

C'est un sacré avantage d'avoir décroché ma sélection aussi tôt. On y gagne en sérénité pour se préparer tant au niveau sportif que logistique, car c'est un sacré investissement financier, mélangé à une préparation physique qui doit être très rigoureuse. Mon Hawaï 2007 a donc commencé dès Monaco 2006, et je remercie mes partenaires, mon club, mon entraîneur Marc Bouchard et tout un environnement à la fois familial et amical qui m'a permis de me préparer au mieux.
Durant un an, j'ai alterné entre le costume pour boucler le budget et la tenue de sport avec une moyenne annuelle de 15 heures d'entraînement par semaine pour être au top. C'est déjà un sacré défi quand on n'est pas professionnel et qu'il faut concilier vie familiale et professionnelle en même temps.

Quel sera ton objectif sur ce triathlon ?

45 000 athlètes du monde entier ont essayé de se sélectionner. On se retrouvera à 2000 au départ. Se qualifier est déjà un premier objectif accompli.
Après, le second objectif, qui est celui du champion du monde comme du dernier, est avant tout de terminer, et puis si tout se passe bien, on se lâchera un peu sur le marathon. Mais la règle d'or est de rester humble et prudent dans une telle aventure.
Après, je peux toujours rêver à un podium puisque celui qui m'a battu de tout juste quinze minutes il y a deux ans à Monaco a terminé deuxième l'an passé à Hawaï.

Peux-tu imaginer ce que ça représente de revêtir le fameux maillot de finisher d'Hawaï ?

Honnêtement, je n'ose l'imaginer. Terminer Hawaï, au niveau émotionnel, ça pourrait être comme lorsque j'ai fini mon premier marathon en 1989, mais en puissance 10.
Depuis plus de dix ans, rien que de regarder les images à la télé de cette fameuse ligne d'arrivée me donne les frissons, donc la passer à mon tour... Non, c'est vraiment trop fort pour imaginer la magie que cela doit représenter."

Propos recueillis par Lionel Beccari le 3 octobre 2007.

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